Crise grecque, euro, TAFTA : L’analyse de Jean-Michel Quatrepoint

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Cet article est paru le 22 juillet sur le FigaroVox.

Jean-Michel Quatrepoint est journaliste économiste et vice-président du Comité Orwell. Il a travaillé entre autres au Monde, à La Tribune et au Nouvel Economiste. Il a écrit de nombreux ouvrages, dont La crise globale en 2008 qui annonçait la crise financière à venir.Dans son dernier livre,Le Choc des empires. Etats-Unis, Chine, Allemagne: qui dominera l’économie-monde? (Le Débat, Gallimard, 2014), il analyse la guerre économique que se livrent les trois grands empires qui règnent en maîtres sur la mondialisation.

LE FIGARO. – Le Premier ministre grec a accepté un accord qui a déçu une grande majorité de ceux qui avaient voté «non» au référendum du 5 juillet, en acceptant la quasi-totalité des mesures proposées le 26 juin (TVA à 23% sauf exceptions, suppression des avantages fiscaux des îles, déréglementation de plusieurs secteurs, abaissement du plafond de dépenses militaires, privatisations d’entreprises publiques etc.). Comment analysez-vous ce que d’aucuns appellent déjà la «capitulation» de Tsipras?

Jean-Michel QUATREPOINT. – Tout d’abord en raison d’un certain amateurisme de Tsipras qui ne s’était pas suffisamment préparé. La négociation était faussée dès le départ: en affirmant vouloir rester quoi qu’il advienne dans l’euro, il a perdu toute possibilité de se placer en position de force. Il aurait dû dire qu’il souhaitait rester dans l’euro, mais qu’en cas d’échec des négociations, il envisageait la possibilité d’en sortir. La deuxième erreur provient d’une méconnaissance du milieu dans lequel ils évoluaient. Tsipras et Varoufakis, par ailleurs excellent économiste, ont pris de haut leurs partenaires, ce qui n’est jamais bon quand on négocie. Mieux vaut être d’abord affable, avant de durcir progressivement ses positions dans la négociation. Enfin, ils n’avaient pas de plan B, qui était de sortir de l’euro et de se trouver des alliés. Ils n’en ont pas trouvé. Ils se sont mis à dos les Chinois en bloquant, dans un premier temps, la privatisation du port du Pirée, et les Russes n’ont pas voulu s’engager en aggravant leurs relations déjà dégradées avec l’UE.

Ce qui est grave c’est qu’à l’issue de ce référendum gagné largement, il ait accepté des conditions pires que celles exigées auparavant. C’est donc un déni de démocratie. Une fois de plus. Les peuples donnent leur avis, et huit jours après, c’est le contraire de leur volonté qui est réalisé. Je ne sais pas si les dirigeants européens ont pris la mesure du déficit démocratique de la construction européenne. Lorsque les peuples européens votent mal, on les fait revoter ou on ne tient pas compte de leur avis. Ce qui vient de se passer avec la Grèce en est presque une caricature.

Ce qui est en train d’advenir à la Grèce est absurde. Ce serait comique si la situation n’était aussi tragique. On a d’abord voulu punir un peuple d’avoir choisi de mauvais dirigeants. Faire un exemple pour que d’autres pays ne soient pas tentés de suivre la même voie. Ensuite, on ne s’occupe pas de l’économie grecque, mais on donne de l’argent à un État pour qu’il puisse rembourser les dettes passées. Les mesures prises ne résolvent rien: dans un an, dans deux ans, on en sera toujours au même point. C’est un puits sans fond. On leur prête de l’argent pour rembourser les emprunts du FMI et de la BCE. Il y a 330 milliards de dette grecque, auxquels il faut ajouter 80 milliards injectés par la BCE dans les banques grecques et une centaine de milliards pour le mécanisme Target 2, interne aux banques centrales de la zone euro. In fine, la BCE finance les importations de la Grèce.

Mais chacun sait que ces dettes ne seront jamais remboursées. Plutôt que d’admettre cette évidence, on remet régulièrement de l’argent au pot.

Dans une zone monétaire unique, deux issues sont possibles pour une crise de cette nature: soit une dévaluation fiscale (augmentation des impôts), soit une dévaluation salariale (baisse des salaires). Dans le cas présent, les deux solutions sont appliquées, et depuis un certain temps déjà, en ce qui concerne la dévaluation salariale. La reprise est dès lors rendue impossible. La récession sera accentuée ; le PIB diminuera ; le ratio dette/PIB augmentera mécaniquement, atteignant bientôt 200%. Il eût fallu un vrai plan de redressement et non pas condamner les Grecs à la maison de redressement.

La zone euro, qui rassemble 19 Etats aux économies divergentes, est-elle viable à terme?

Elle ne l’est pas car elle est le résultat d’une erreur de conception initiale. La crise actuelle n’est pas uniquement celle de la Grèce, mais celle de la zone euro. Pour avoir une zone monétaire unique, il faut un certain nombre de choses en commun, à commencer par la langue.

Prenez les Etats-Unis, zone monétaire unique. De fortes disparités existent selon les régions. Quand il y a du chômage dans l’une d’entre elles, les chômeurs se déplacent vers une autre où on emploie. C’est possible, car ils parlent la même langue. Il y a également des transferts budgétaires ; l’Etat fédéral opère des compensations qui aident les territoires en difficulté. Les fiscalités peuvent différer, la mise en place de certaines taxes régionales à la consommation permettant d’engranger des recettes supplémentaires.

En Europe, si on voulait avoir une zone monétaire optimale, on aurait besoin d’une langue commune, qui n’existe pas, de transferts budgétaires – les territoires riches transférant des fonds aux territoires pauvres, ce que refusent les Allemands – et de la mise en place temporaire de préférences communautaires pour favoriser les productions locales (ce dont la Grèce aurait besoin).

Les éleveurs français sont aujourd’hui en concurrence déloyale avec leurs confrères allemands qui utilisent la main d’œuvre à bas coût des pays de l’Est. Il faudrait qu’un mécanisme européen finance la différence, le temps d’une adaptation.

Si ces conditions ne sont pas réunies, la zone monétaire unique enrichit les territoires riches et appauvrit les territoires pauvres. Comme l’euro est un néo-mark, il a renforcé la zone mark et appauvri toutes les autres. Tant que l’on n’aura mis à plat tous ces problèmes, notamment les dumpings fiscaux pratiqués par bien des membres de la zone euro (Luxembourg, Irlande, Pays Bas et maintenant Portugal), parler d’un gouvernement économique de la zone euro est au mieux de la communication au pire une aimable plaisanterie.

De nombreux pays de l’UE tels que l’Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas, la Slovénie, la Slovaquie, la Pologne, Malte ou les pays baltes auraient souhaité un Grexit. Comment expliquer que celui-ci soit souvent prédit mais qu’il n’arrive pas?

Tout d’abord, les pays de la Mitteleuropa feraient mieux de balayer devant leur porte, car ils critiquent la Grèce alors qu’eux-mêmes ont largement bénéficié de fonds structurels européens. Ils ont la mémoire courte.

Les pays que vous me citez voulaient un Grexit «punitif». Il ne faut pas négliger le caractère religieux qui préexiste en Europe. Pour beaucoup d’Allemands, l’Europe que l’on construit est catholique et luthérienne, les orthodoxes n’y ont pas leur place. La Grèce et la Bulgarie y sont, presque par accident. Les frontières du Saint Empire romain germanique qui se reconstitue aujourd’hui s’arrêtaient au monde catholique. L’euro calqué sur le mark a donné la prééminence européenne à l’Allemagne, et au fur et à mesure des élargissements, son influence a crû. Elle y a installé ses usines et guidé l’industrie de ces pays.

Les européistes de leur côté ne veulent pas du Grexit. Ils refusent de reconnaître l’erreur de conception à l’origine de l’euro. Et ils ont peur du détricotage que le Grexit entraînerait.

Certains, dont je fais partie, sont partisans de la monnaie commune. On aurait une double circulation monétaire, l’euro monnaie internationale à l’intérieur de laquelle sont contenues plusieurs monnaies nationales (euro-franc, euro-peseta, euro-lire etc.). On aurait dû commencer par la drachme en organisant sa mise en congé provisoire, avec une dévaluation monétaire contrôlée, ici de 30 à 40%, ce qui aurait été un ballon d’oxygène pour la Grèce. Elle aurait engrangé des devises immédiatement, tout en mettant en place des mesures de rigueur étranglant moins son économie. Ce plan B existe. François Hollande en a les grandes lignes depuis plus d’un an. Mais il se refuse à l’envisager, à prendre quelques risques que ce soit. Il fallait prendre Schaüble au mot et transformer un Grexit en un élément fondateur d’une nouvelle vision de l’Europe. Au lieu de cela, on persévère dans l’erreur et on se soumet à la loi du plus fort.

Le problème que pose le Grexit est l’impossibilité de rembourser la dette en euro. Il faudrait accepter l’idée d’une annulation au moins partielle de la dette grecque, idée à laquelle ne souscrivent ni les Allemands, ni le FMI. C’est aussi pour cela qu’une partie des créanciers allemands ne voulaient pas d’une sortie de la Grèce de la zone euro. A la différence de Schaüble et de l’opinion publique allemande.

Comment expliquer l’implication très active du secrétaire d’Etat américain au Trésor Jacob Lew dans les négociations sur le rééchelonnement de la dette grecque? Pourquoi les Etats-Unis s’inquiètent-ils de l’impact d’un Grexit sur la zone euro?

Cette ingérence est révélatrice des relations entre l’UE et les Etats-Unis. L’Europe a aujourd’hui une double tutelle. La tutelle américaine car l’Europe est atlantiste: sa politique de défense repose sur son appartenance à l’OTAN et sa diplomatie est calquée sur celle des Etats-Unis – ce sont eux qui sont en position de force dans les négociations sur le Traité transatlantique qui avantage leurs multinationales. L’Allemagne ne conteste pas ce leadership car elle exerce au sein de l’UE une domination macro-économique. Les Allemands, ordo-libéraux, introduisent de la morale en politique et sont pour cette raison virulents à l’égard des Grecs qu’ils accusent d’avoir fauté, menti, s’être endettés pour acheter – même si ce sont des produits allemands qui ont bénéficié de ces crédits! L’Allemagne veut punir la Grèce pour n’avoir pas respecté les règles strictes de l’ordo-libéralisme allemand.

Les Américains laissent faire les Allemands en matière de gestion macro-économique sauf lorsque ces objectifs peuvent devenir antagonistes avec la stratégie géo-politique américaine. Trop de sévérité allemande à l’égard de la Grèce risquerait de la faire basculer du côté russe – la religion orthodoxe favorisant de plus ce rapprochement.

De nombreux spécialistes américains ont considéré l’euro comme vicié dans ses fondements. Cependant, ils ne s’y sont pas opposés dès lors qu’ils ont eu les assurances que l’euro ne concurrencerait pas le dollar pour les transactions internationales. Les Allemands ont respecté le deal. Ils ont fait de l’euro une monnaie forte comme le mark mais qui en aucun cas ne se veut un concurrent du dollar.

L’ex-chef du parti anti-euro allemand Alternative für Deutschland (AfD), Bernd Lucke, qui vient de quitter la formation dont il dénonçait les positions «xénophobes», a fondé dimanche 19 juillet un nouveau mouvement baptisé «Alliance pour le Progrès et le renouveau» (ALFA). Que cela révèle-t-il de l’opposition à l’euro, bien présente en Allemagne?

L’opposition allemande à l’euro n’est pas très significative. Les percées de l’AfD sont restées marginales. Le problème ici demeure le fait qu’une majorité d’Allemands ne veut pas payer pour la Grèce, ni que le maintien de celle-ci dans l’euro soit le prétexte à de récurrents transferts financiers. Les Allemands ne sont pas prêts à exercer la solidarité entre territoires riches et territoires pauvres réclamée par l’existence d’une zone monétaire unique, qui finira donc par éclater.

François Hollande, un bébé Delors, continue de rêver, comme dans les années 1990, à une Europe unie qui fasse le poids face aux Américains. Il nous relance donc l’idée du gouvernement économique de la zone euro. Mais ce gouvernement existe déjà, il est à Berlin!

A Nice, Nicolas Sarkozy s’est prononcé en faveur d’un leadership franco-allemand à la tête de l’Eurogroupe. L’expression «couple franco-allemand» désigne-t-elle une réalité ou n’est-elle qu’une construction politico-médiatique française? La sphère médiatique allemande n’évoque en effet pratiquement jamais ce fameux couple.

C’est Nicolas Sarkozy, ne l’oublions pas, qui a remis la France sous tutelle américaine en réintégrant le commandement intégré de l’OTAN durant son quinquennat, et sous tutelle allemande en occupant l’espace médiatique alors que c’est Mme Merkel qui dirigeait véritablement.

Il n’y a pas de couple mais un pays dominant qui, fort de ses succès économiques, a le soutien de la majorité des pays de l’UE comme de la zone euro. Ainsi, après l’industrie, l’Allemagne s’est lancée depuis des années à la conquête du marché de l’agro-alimentaire, sans réaction de la part de la France. La classe politique française est responsable de cette absence de stratégie.

De nombreux agriculteurs parmi lesquels les éleveurs sont les plus remontés ont manifesté en juillet dans toute la France. Ils estiment que les trop faibles prix de la viande et du lait ne leur permettent pas de couvrir leurs coûts de production. Quel effet produira le Traité de libre-échange transatlantique sur un secteur agricole français déjà en crise?

Depuis 25 ans, nous sommes confrontés à un double phénomène, la mondialisation – réduction de l’espace-temps – et l’irruption de nouvelles technologies. La mondialisation est la mise en concurrence des travailleurs dans le monde entier. On l’a vécue en Europe avec l’élargissement. Les Allemands ont profité de la main d’œuvre bon marché des pays de l’Est pour doper leur économie, l’industrie comme l’agriculture. Les multinationales américaines faisaient de même avec la main d’œuvre chinoise – en sous-estimant le développement de la première démographie mondiale. Le système de protection sociale né au début du XXème siècle qui a fait la prospérité occidentale, et permis l’émergence d’une classe moyenne, est aujourd’hui, mondialisation et numérisation aidant, en train de voler en éclats. Internet n’est pas qu’un outil, c’est une révolution totale, la troisième révolution industrielle, qui bouleverse toutes les activités. Le système d’épargne et de rente mis en place par la classe moyenne disparaît progressivement. Cette dernière est en train d’émerger en Chine et de disparaître en Occident. La classe moyenne est certes difficile à définir. Disons qu’elle recouvre tous ceux qui ne sont pas hyper-riches, mais qui sont au-dessus des salaires minimums. En France, cette vaste classe moyenne, outre les cadres techniciens et employés, était également constituée d’artisans, de commerçants, d’agriculteurs, de petits entrepreneurs et de professions libérales. Ils sont peu a peu laminés par la concurrence mondiale et les nouvelles technologies. Ainsi, les agriculteurs sont mis en concurrence avec le monde entier. Il est possible d’importer, avec d’excellents moyens de conservation, de la viande, du lait, des fruits et légumes du monde entier. Ce qui n’était pas le cas hier. Le TAFTA accentuera ce phénomène. Cela interpelle car ce sont les classes moyennes qui ont fondé notre démocratie. Si vous les faites disparaître, il y aura d’un côté les hyper-riches qui ont les moyens de se délocaliser fiscalement et de l’autre une classe moyenne paupérisée. Notre système démocratique survivra difficilement à ce bouleversement.

Pourquoi les députés français au Parlement européen (PPE et PSE) y sont-ils alors majoritairement favorables?

Les députés français appartiennent à des partis et respectent des logiques d’appareil. En Allemagne, certaines réserves subsistent quant aux tribunaux d’arbitrage. On ira sans doute vers des tribunaux d’arbitrage publics et non privés où les Etats auront leur mot à dire. 900 000 agriculteurs pèsent peu en France, dans la logique électoraliste. Ce lobby est très petit même si ses manifestations – celles du désespoir – peuvent être spectaculaires. Dans cette division internationale du travail, y a-t-il encore une place en France pour une vraie agriculture productive? Il n’y a apparemment de la place que pour des niches (bio, écolabels…). Quand vous ouvrez les frontières, vous êtes en compétition avec des multinationales de l’agro-alimentaire. Il est difficile de lutter. Il leur suffit que chaque territoire se spécialise dans un domaine. Le vin de qualité peut être vendu à des prix exorbitants car il y aura toujours des hyper-riches pour l’acheter. En revanche, pour les classes populaires, la grande distribution écrase les prix pour se faire une marge en proposant aux clients des produits à faible coût et donc importés. C’est un cercle vicieux. Plus vous paupérisez vos populations, plus il faut leur proposer des produits pas chers que l’on importe. En détruisant encore un peu plus les derniers emplois de production. C’est ainsi que les inégalités, que l’on a tenté de réduire pendant un siècle, ne font aujourd’hui que se creuser.

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3 réflexions sur “Crise grecque, euro, TAFTA : L’analyse de Jean-Michel Quatrepoint

  1. Votre article est le constat observé également sur différents blogs qui émettent la même opinion.
    Maintenant, que faut-il faire pour envisager en France, puis ensuite en Europe ou simultanément pour créer quelque chose de nouveau qui s’oppose au système qui nous broie.
    Quels sont les endroits où il faut agir? et comment pouvons nous faire?

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  2. 2 erreurs factuelles au moins dans cet article « bien dans l’air du temps »…

    1 / Si les transferts n’existent pas entre pays riches et pauvres, ce n’est pas parce que « les Allemands ne veulent pas ». Car ils le font bien entre länder riches et pauvres. Simplement les länder suivent la même politique économique et budgétaire (allemande). Or en Europe chaque pays fait ce qu’il veut… Et évidemment les Allemands ne sont pas chaud pour financer à fonds perdus des pays qui font le contraire de ce qu’ils pensent nécessaire (et les insultent en prime)

    2 / Quant aux « Pays de la MittelEuropa qui [ont] bénéficié des fonds structurels », c’est bien le problème ! Car EUX, contrairement à la Grèce, les ont utilisés pour ce qui était prévu, et fait les réformes qui allaient avec… Ils trouvent donc les Grecs « un peu gonflés » !

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  3. « 1 / Si les transferts n’existent pas entre pays riches et pauvres, ce n’est pas parce que « les Allemands ne veulent pas ». Car ils le font bien entre länder riches et pauvres. Simplement les länder suivent la même politique économique et budgétaire (allemande). Or en Europe chaque pays fait ce qu’il veut… Et évidemment les Allemands ne sont pas chaud pour financer à fonds perdus des pays qui font le contraire de ce qu’ils pensent nécessaire (et les insultent en prime) »

    Les transferts existent entre les landers allemands comme elles existent entre les régions françaises mais elles n’existent pas entre les Etats membres de la zone euro ce qui rend ce système insoutenable. Mais on ne peut pas en faire le reproche aux allemands ils l’ont refusé depuis le Traité de Maastricht, on pourrait plutôt se demander pourquoi les hommes politiques des autres pays se sont jetés dans cette saloperie.
    Quant aux politiques budgétaires, elles convergent fortement, il n y a qu’à voir les politiques d’austérité plus ou moins fortes généralisées dans la zone euro, je vous renvoie à la fameuse règle d’or votée en 2012.

    « 2 / Quant aux « Pays de la MittelEuropa qui [ont] bénéficié des fonds structurels », c’est bien le problème ! Car EUX, contrairement à la Grèce, les ont utilisés pour ce qui était prévu, et fait les réformes qui allaient avec… Ils trouvent donc les Grecs « un peu gonflés » ! »

    Vous êtes un peu gonflés de parler comme ça des grecs, ils ont subi une récéssion de 25% de leur PIB en 4 ans, imaginer nous on hurle parce qu’on est en stagnation…
    Je vous renvoie encore une fois à un rapport de l’OCDE qui revèle que la Grèce est le pays qui a fait le plus de « réformes »
    Après ce pays est loin d’être parfait notamment au niveau de son système fiscal mais encore une fois rien ne vous oblige à vous fédérer avec eux…

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